#MADAGASCAR 🇲🇬 : GEN Z MADAGASIKARA : LA JEUNESSE REPREND LA RUE POUR TOUT FAIRE SAUTER

LA RÉVOLTE DES JEUNES DE "GEN Z MADAGASIKARA" CONTRE LE POUVOIR MILITAIRE, SEPT MOIS APRÈS AVOIR FAIT TOMBER L'ANCIEN PRÉSIDENT.

#MADAGASCAR 🇲🇬 : GEN Z MADAGASIKARA : LA JEUNESSE REPREND LA RUE POUR TOUT FAIRE SAUTER

Source : -- () Date : 10-04-2026 -- N°: 76 --

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Sept mois après avoir chassé l'ancien président, les jeunes de "Gen Z Madagasikara" redescendent dans la rue à Antananarivo pour exiger la dissolution des principales institutions.

Sept mois après avoir fait tomber un président, le mouvement "Gen Z Madagasikara" est de retour dans les rues d'Antananarivo. Ces jeunes, qui ont réussi à chasser Andry Rajoelina du pouvoir en octobre 2025, ne sont pas contents de ce qu'ils voient. Ils estiment que le nouveau régime militaire, dirigé par le colonel Michaël Randrianirina, est en train de répéter les mêmes erreurs que l'ancien. Alors ils appellent à une marche pacifique, de ce lundi, d'Ambohijatovo jusqu'à la place du 13 Mai à Analakely. C'est un lieu chargé d'histoire, celui où toutes les grandes contestations du pays se sont toujours rassemblées.


Avant de descendre dans la rue, ils ont lancé un ultimatum de 72 heures au pouvoir. Pas de réponse. Pour eux, ce silence veut dire que les autorités refusent catégoriquement de les écouter. Alors ils passent à l'action. Et cette fois, leurs revendications sont encore plus radicales qu'en septembre dernier. Ils ne veulent plus de petites réformes ou de simples ajustements. Ils exigent la dissolution de trois grandes institutions : l'Assemblée nationale, la Haute Cour constitutionnelle et la Commission électorale nationale indépendante. Leur mot d'ordre est clair : "remettre tout à plat". Selon eux, ces institutions sont encore remplies de personnalités de l'ancien régime. Elles ne représentent pas ce pourquoi la jeunesse s'est battue. Ils ne veulent pas d'une simple transition militaire, ils veulent une refonte totale du système politique.


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COMMENT LA RÉVOLUTION DES JEUNES A COMMENCÉ EN SEPTEMBRE 2025


Pour comprendre pourquoi ces jeunes sont à nouveau dans la rue, il faut retourner en arrière. Tout a commencé en septembre 2025. Ce n'était pas une révolution préparée par des politiciens. C'est parti d'un ras-le-bol général, organisé par des jeunes connectés sur les réseaux sociaux. Les causes étaient multiples et s'accumulaient depuis des années. Les coupures d'électricité étaient devenues insupportables, avec parfois plus de douze heures sans courant par jour. L'eau manquait. Huit Malgaches sur dix vivaient avec moins de deux dollars par jour. Et le chômage des jeunes atteignait des sommets, autour de 42% chez les 18-35 ans. À cela s'ajoutait une corruption généralisée. L'ancien président Andry Rajoelina était accusé d'avoir mis en place une gestion parallèle des finances publiques. Et la goutte d'eau qui a tout déclenché : on a découvert que Rajoelina possédait aussi la nationalité française, ce que beaucoup ont vécu comme une humiliation.


Le 25 septembre 2025, le mouvement a officiellement débuté. Contrairement aux révoltes précédentes, celle-ci était horizontale, sans chef unique. Les activistes utilisaient Facebook pour la mobilisation de masse, Discord pour se coordonner. Ils ont même adopté des codes venus de la culture pop, comme des banderoles inspirées du manga One Piece. Le 26 septembre, la répression a été brutale. Les forces de l'ordre ont tiré à balles réelles sur des manifestants pacifiques, des jeunes qui brandissaient des fleurs. Selon l'ONU, au moins 22 personnes ont été tuées. Mais cette violence a produit l'effet inverse. Au lieu de faire peur, elle a choqué l'armée. Une faction militaire appelée le CAPSAT, menée par le colonel Michaël Randrianirina, a changé de camp. Au lieu de réprimer les manifestants, les militaires les ont protégés. Le 14 octobre 2025, le président Rajoelina s'est exilé. La Haute Cour constitutionnelle a entériné la prise de pouvoir par le colonel Randrianirina. La rue avait gagné.


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POURQUOI LA JEUNESSE EST DE RETOUR DANS LA RUE


Mais six mois plus tard, la fête est finie. Les jeunes militants du mouvement Gen Z estiment que leur combat a été détourné. Ce qu'ils dénoncent aujourd'hui, c'est la présence autour du nouveau pouvoir de personnes douteuses : d'anciens prisonniers, des personnalités impliquées dans des affaires de détournement d'argent, des trafiquants de tous genres, des opérateurs économiques de mauvaise réputation. Ils accusent le régime de Randrianirina de faire exactement les mêmes erreurs que les anciens dirigeants. Le pouvoir serait en train d'être "gangrené par la scission interne et la lutte d'intérêts" entre les anciens compagnons de lutte.


Lors d'une conférence de presse au Novotel d'Alarobia le 4 mars 2026, les représentants de la Gen Z ont exprimé leur colère sans filtre. Selon eux, l'objectif initial n'était pas de procéder à de simples ajustements institutionnels, mais d'engager un véritable changement de système. Or, ils constatent que les mêmes visages et les mêmes réseaux corrompus sont toujours là. C'est pour cela qu'ils exigent aujourd'hui la dissolution de trois institutions clés : l'Assemblée nationale, la Haute Cour constitutionnelle et la Commission électorale. Ces institutions, disent-ils, ont perdu toute crédibilité et ne garantissent plus la transparence du système démocratique.


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LE POUVOIR MILITAIRE DÉCHIRÉ ENTRE PLUSIEURS MAÎTRES


En face, le colonel Michaël Randrianirina est dans une position délicate. Il a promis une transition de deux ans avant d'organiser des élections. Mais il refuse catégoriquement de dissoudre les institutions, car cela reviendrait à nier sa propre légalité. Il s'appuie sur une décision de la Haute Cour constitutionnelle d'octobre 2025 pour maintenir l'ordre institutionnel. Et pourtant, la pression est énorme.


Ce qui rend la situation encore plus complexe, c'est la stratégie diplomatique du nouveau régime. Randrianirina joue un jeu dangereux entre les grandes puissances. En février 2026, il s'est rendu à Moscou avant même d'aller à Paris. Un choix d'agenda lourd de sens. À Moscou, il a rencontré Vladimir Poutine et a annoncé une "nouvelle ère de coopération" avec la Russie. Les livraisons d'armes ont déjà commencé : des hélicoptères Mi-8, des fusils d'assaut, des lance-roquettes, des drones. Et surtout, cent quarante instructeurs militaires russes sont arrivés sur la Grande Île en janvier 2026 pour former l'armée malgache. La Russie envoie aussi 63 tonnes de nourriture pour les victimes de cyclones. En échange, Madagascar se rapproche dangereusement du giron russe, avec à la tête de cette coopération le général Andreï Averyanov, ancien commandant d'une unité du GRU (les services de renseignement militaires russes) et aujourd'hui dirigeant d'Africa Corps, l'héritier de Wagner.


Mais en même temps, Randrianirina ne veut pas perdre la France. Quelques jours après Moscou, il s'est rendu à Paris et a été reçu par Emmanuel Macron à l'Élysée. Les deux présidents ont signé une déclaration pour un "partenariat renouvelé, équilibré et résolument tourné vers l'avenir". La France reste un partenaire économique clé : plus de 30% des exportations malgaches vont vers l'Union européenne, dont la moitié vers la France. Et la France a aussi une base militaire stratégique dans l'océan Indien.


Pour compliquer encore le tableau, Madagascar courtise aussi les États-Unis et la Chine. Les Américains sont intéressés par l'AGOA, cet accord qui permet aux exportations malgaches d'entrer sans taxes sur le marché américain. Les Chinois, eux, investissent massivement dans les infrastructures, les mines, l'énergie. Cette diplomatie "tous azimuts" fait dire à certains observateurs que Madagascar souffre de "schizophrénie diplomatique". Le pays essaie de tirer profit de la compétition entre grandes puissances, mais au risque de perdre son équilibre.


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LES SOUVENIRS DE LA RÉPRESSION PLANENT SUR LA MARCHE


Ce qui inquiète tout le monde aujourd'hui, c'est la réaction des forces de l'ordre. Les événements de septembre et octobre 2025 restent dans toutes les mémoires. La répression violente, les tirs à balles réelles, les 22 morts. Cette violence avait retourné l'armée contre l'ancien régime. Aujourd'hui, le contexte a changé. Le pouvoir militaire, en se rapprochant de puissances comme la Russie, envoie le signal qu'il est peut-être prêt à réprimer durement pour ne pas perdre le contrôle. Les jeunes militants affirment adopter une posture pacifique. Mais ils disent aussi être victimes de menaces et d'intimidations. La tension est à son comble.


Le mouvement Gen Z affirme qu'il ne va pas "rester les bras croisés". C'est une menace à peine voilée. Et pourtant, la question que tout le monde se pose est simple : après avoir fait tomber un président civil, ces jeunes sont-ils capables de faire tomber un pouvoir militaire ? Ou bien vont-ils se heurter à une répression encore plus brutale que la première fois ?


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POUR ALLER PLUS LOIN


Cet article est basé sur une analyse approfondie des informations disponibles. Les principales sources utilisées sont :


· Sur la genèse du mouvement et le détournement du pouvoir par les militaires : article d'allAfrica.com du 30 mars 2026, "From Gen Z Revolt to Junta Control, Madagascar's Promise of Change Is Slipping Away" : 🔗 allafrica.com

· Sur les critiques de la Gen Z contre le régime actuel et la demande de dissolution des institutions : article de Midi Madagasikara du 4 mars 2026, "GEN Z : Critiques virulentes contre le pouvoir" : 🔗 midi-madagasikara.mg

· Sur la relance de la contestation et les revendications de dissolution : article de ThePress Africa du 8 mars 2026 : 🔗 fr.thepress.ma

· Sur la diplomatie tous azimuts du régime (Russie, France, USA, Chine) : article d'Afrik.com du 23 mars 2026 : 🔗 www.afrik.com

· Sur la visite à Moscou avant Paris et le rapprochement militaire avec la Russie : article du Point du 19 février 2026 : 🔗 www.lepoint.fr

· Sur la visite à Paris et le partenariat renouvelé avec la France : article de RFI du 23 février 2026 : 🔗 www.rfi.fr et article de France 24 du 24 février 2026 : 🔗 www.france24.com


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QUESTION POUR LE DÉBAT


Ces jeunes ont déjà réussi à faire tomber un président en quelques semaines. Mais cette fois, ils s'attaquent à un pouvoir militaire qui vient de se rapprocher de la Russie et qui a reçu des armes et des instructeurs. Est-ce que la rue peut encore gagner face à une armée mieux équipée et déterminée à ne pas lâcher le pouvoir, ou est-ce que les jeunes vont payer cher leur audace ?


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À très vite 🔥 


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