DISSOLUTION D'ASSOCIATION
#BURKINAFASO 🇧🇫 : DISSOLUTION DE MASSE AU BURKINA : 118 ASSOCIATIONS SUR LA TOUCHE
Source : -- () Date : 17-04-2026 -- N°: 108 -- Lu : 1804 fois -- envoyer à un ami
Le Burkina Faso a dissous 118 associations pour non-conformité à la loi, après avoir déjà supprimé tous les partis politiques.
Le gouvernement du Burkina Faso a pris une décision radicale. Le 15 avril 2026, les autorités ont annoncé la dissolution de 118 associations locales. Désormais, ces organisations n'ont plus le droit de faire la moindre activité sur l'ensemble du territoire national . Cette annonce a été faite par le ministre d'État Émile Zerbo, qui s'occupe de l'Administration territoriale et de la Mobilité . Il prévient que ceux qui ne respecteront pas cette interdiction seront sévèrement punis .
Qui sont ces associations dissoutes ? Elles travaillaient surtout dans des domaines très concrets pour la population : la défense des droits de l'homme, la santé, l'action sociale et l'environnement . Sur la liste officielle, on trouve des noms connus comme l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT), la section burkinabè de la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l'Homme (RADDHO), l'Union interafricaine des droits de l'homme (UIDH), et même une radio, Radio Évangile Développement . Pourquoi cette décision ? Le gouvernement explique qu'elle s'appuie sur une loi votée le 17 juillet 2025 sur la liberté d'association. Ces associations n'étaient pas en règle avec les nouvelles exigences de cette loi . Un responsable d'une association dissoute, Paul Zerbo, a d'ailleurs reconnu que son organisation n'était "pas à jour" .
Mais cette mesure ne tombe pas de nulle part. Depuis plusieurs mois, le pouvoir serre la vis. En janvier 2026, le gouvernement avait déjà fait une annonce encore plus forte : la dissolution de tous les partis politiques du pays . Le ministre Émile Zerbo avait alors expliqué vouloir "préserver l'unité nationale" . Et en novembre 2025, un décret présidentiel avait obligé toutes les ONG à fermer leurs comptes dans les banques classiques pour les transférer vers un établissement public surveillé par l'État . L'objectif officiel de toutes ces mesures est de lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme .
Les réactions internationales ne se sont pas fait attendre. Amnesty International a qualifié cette dissolution d'"attaque flagrante contre le droit à la liberté d'association". L'organisation affirme que cette décision viole la Constitution burkinabè et les engagements internationaux du pays . Des experts locaux comme l'éditorialiste Ahmed Newton Barry y voient une volonté délibérée d'éliminer tous les contre-pouvoirs .
Source principale : Dépêche de l'agence Xinhua du 16 avril 2026, complétée par les informations de Burkina24.com (15 avril 2026), du site de la Présidence du Faso (29 janvier 2026), de La Nouvelle Tribune (16 avril 2026), de ReliefWeb (15 avril 2026) et de DW Afrique (16 avril 2026). Lien Xinhua : 🔗 english.news.cn
Et vous, qu'en pensez-vous ?
À votre avis, quand un gouvernement justifie la dissolution d'associations et de partis politiques par la lutte contre le terrorisme, jusqu'où une population peut-elle accepter de restreindre ses libertés pour espérer retrouver la sécurité ?
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