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#PAKISTAN 🇵🇰 : MINAB 168 : LE SANG DES ENFANTS À LA TABLE DES NÉGOCIATIONS - Trait d'union Houphouet-Gbagbo
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CONFLIT AU MOYEN-ORIENT

#PAKISTAN 🇵🇰 : MINAB 168 : LE SANG DES ENFANTS À LA TABLE DES NÉGOCIATIONS

Source : -- () Date : 11-04-2026 -- N°: 81 -- Lu : 2870 fois --

À Islamabad, l’Iran négocie avec les États-Unis, les poches pleines des photos et des cartables tachés du sang des 168 enfants tués par une frappe américaine sur une école de filles à Minab.

Le 10 avril 2026, le monde retient son souffle. Les délégations américaine et iranienne se posent à Islamabad pour des négociations qui décideront du sort du Moyen-Orient et de l'équilibre de l'économie mondiale. Mais avant même d’ouvrir la discussion, un geste choc résume l’abîme de méfiance entre les deux camps. Dans l’avion qui emmène les négociateurs iraniens au Pakistan, plusieurs sièges ont été remplis non pas de diplomates, mais d’objets personnels d’enfants : des cartables tachés de sang, des chaussures d’écolières, des photos, des fleurs blanches. Ce sont les affaires des 168 enfants tués lors du bombardement américain d’une école de filles à Minab, dans le sud de l’Iran, le 28 février 2026. Ce jour-là, l’école primaire Shajareh Tayyibeh a été frappée en pleine journée par un missile américain. En mémoire de ce que Téhéran appelle un crime de guerre, la délégation iranienne s’est même rebaptisée « Minab 168 ». Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a posté une photo sur X (ex-Twitter) avec ces effets personnels, en légende : « Mes compagnons sur ce vol, Minab 168 ». Sur les photos diffusées, on voit Ghalibaf lui-même, ancien commandant du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, ainsi que le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, regardant ces portraits d’enfants disparus. L’ambassade d’Iran en Afrique du Sud a renchéri : « Nous n’oublierons jamais les enfants de Minab, jamais ».


Ghalibaf, en posant le pied sur le sol pakistanais, a immédiatement donné le ton. Il a déclaré : « Nous avons de la bonne volonté, mais nous n’avons pas confiance ». « Notre expérience des négociations avec les Américains a toujours été marquée par l’échec et la rupture des promesses », a-t-il ajouté. Il a prévenu que si les Américains proposent un accord « authentique » qui respecte les droits du peuple iranien, Téhéran répondra présent. Mais si les discussions servent de couverture à des actions trompeuses, l’Iran réagira fermement. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait déjà qualifié la frappe sur l’école de Minab de « crime de sang-froid » commis en plein jour, assurant que cela ne resterait pas impuni.


De l’autre côté, la délégation américaine est conduite par le vice-président JD Vance, âgé de 41 ans. Il est accompagné de Steve Witkoff, l’envoyé spécial du président, et de Jared Kushner, le gendre de Donald Trump et artisan des accords d’Abraham. Avant de quitter Washington, Vance a tendu une main prudente : « Si les Iraniens sont prêts à négocier de bonne foi, nous sommes certainement prêts à leur tendre la main. Mais s’ils essaient de se jouer de nous, l’équipe de négociation ne sera pas très réceptive ». Donald Trump, depuis la Maison-Blanche, a fixé son objectif principal : le programme nucléaire iranien. Il veut un accord à « 99% sur 100% », c’est-à-dire que l’Iran renonce quasiment totalement à toute capacité atomique. Il a aussi exigé la réouverture complète et inconditionnelle du détroit d’Ormuz, et a menacé de le faire « avec ou sans la coopération de l’Iran ». Trump a traité l’Iran de « défait » en disant que Téhéran n’a « aucune carte » à jouer, sauf le « chantage » via le détroit.


Mais la réalité est plus nuancée, et c’est là que les positions sont irréconciliables. L’Iran, lui, pose trois conditions préalables. Premièrement, il exige le contrôle du détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 à 30 % du pétrole maritime mondial. Un haut responsable iranien, Ebrahim Azizi, a expliqué qu’un projet de loi prévoit que le détroit passe sous le « contrôle total et complet » des forces armées iraniennes, et que la situation « ne reviendra jamais aux conditions d’avant-guerre ». L’Iran veut imposer un droit de péage d’environ un dollar par baril de pétrole, payé en cryptomonnaies pour échapper aux sanctions, et limiter le passage à seulement 10 à 15 pétroliers par jour, contre plus de 100 avant la guerre. Les Gardiens de la Révolution diffusent déjà des avertissements en anglais aux navires : « Les bateaux qui tentent de passer sans notre permission risquent d’être détruits ». Deuxièmement, Téhéran exige la levée de toutes les sanctions économiques qui étranglent son pays, et la libération de ses avoirs gelés à l’étranger. Le gouverneur de la Banque centrale iranienne fait d’ailleurs partie de la délégation. Troisièmement, et c’est le point le plus conflictuel, l’Iran exige un cessez-le-feu immédiat au Liban avant même de discuter du nucléaire. Ghalibaf a écrit sur X que « deux des mesures convenues entre les parties n’ont pas encore été mises en œuvre : le cessez-le-feu au Liban et la libération des avoirs iraniens avant le début des négociations ». Il accuse les Américains d’avoir déjà violé trois clauses de l’accord, notamment en laissant Israël continuer ses frappes contre le Hezbollah.


Mais Israël et les États-Unis refusent catégoriquement d’inclure le Liban dans l’accord. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré que son armée continuerait sa campagne au Liban « en pleine force ». Les frappes israéliennes se poursuivent contre le Hezbollah, et Israël a même tué des centaines de personnes au Liban moins de 48 heures après l’entrée en vigueur de la trêve. Le vice-président américain JD Vance a parlé d’un « malentendu raisonnable » sur le sujet du Liban. En réalité, la situation y est très complexe : le gouvernement libanais, dirigé par le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, a décidé de négocier directement avec Israël sans passer par le Hezbollah ni par l’Iran, ce qui a provoqué la colère des partisans du Hezbollah. Le Liban a même expulsé l’ambassadeur d’Iran et interdit les activités militaires du Hezbollah sur son sol. Des responsables libanais accusent désormais l’Iran de vouloir utiliser le Liban comme monnaie d’échange pour sauver ses propres intérêts. C’est un véritable imbroglio.


C’est dans ce contexte explosif que le Pakistan joue les médiateurs. Le choix d’Islamabad n’est pas anodin. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a prévenu : les discussions sont décisives. « C’est le moment make or break, soit on réussit, soit on échoue ». Le Pakistan a plusieurs atouts. D’abord, il partage près de 900 kilomètres de frontière avec l’Iran et entretient des liens historiques et culturels profonds avec ce pays. Il abrite plus de 20 millions de chiites, la deuxième plus grande population chiite au monde après l’Iran. Ensuite, le Pakistan travaille aussi étroitement avec les États-Unis. Le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, a développé une relation personnelle avec Donald Trump, qui l’a même reçu à la Maison-Blanche. Enfin, le Pakistan a utilisé son influence avec la Chine pour aider à organiser ces discussions. Pékin est pressenti pour être un garant d’un éventuel accord. Mais le vrai moteur, c’est la survie économique du Pakistan. Environ 90 % du pétrole pakistanais transite par le détroit d’Ormuz. Avec le blocus, les prix à la pompe ont explosé et l’économie pakistanaise, déjà fragile, est à l’asphyxie. Une guerre généralisée déstabiliserait aussi la province du Baloutchistan, déjà en proie à une insurrection séparatiste. Pour le Pakistan, la stabilité n’est pas un choix, c’est une nécessité vitale. Le pays a même affiché des panneaux numériques dans les rues d’Islamabad avec les drapeaux américain et iranien, et a déclaré deux jours fériés pour marquer son rôle de paix. Mais les experts préviennent : si les négociations échouent, le Pakistan pourrait être entraîné dans les combats aux côtés de l’Arabie saoudite, son allié, ce qui serait un « scénario cauchemardesque ».


Les pourparlers se déroulent sous haute sécurité. Islamabad est bouclée : présence militaire, checkpoints, circulation déviée autour de la zone rouge où se trouvent les bâtiments gouvernementaux. Le principal hôtel de luxe, le Serena Hotel, a été entièrement évacué pour accueillir les délégations. Les discussions devraient se faire à la fois directement et indirectement, c’est-à-dire que les deux délégations seront dans des salles séparées et les Pakistanais feront la navette entre elles. L’Iran a amené une délégation de plus de 70 personnes. Les deux camps sont arrivés à quelques heures d’intervalle dans la nuit du 10 au 11 avril, accueillis sur le tapis rouge par le maréchal Munir lui-même.


Voilà où l’on en est à quelques heures du début des discussions. Les États-Unis veulent un accord sur le nucléaire (99% du sujet, dit Trump) et la réouverture du détroit. L’Iran exige d’abord un cessez-le-feu au Liban, la levée des sanctions et le droit de contrôler et de taxer le passage des pétroliers. Entre les deux, les 168 enfants de Minab sont assis à la table des négociations, leurs cartables tachés de sang rappelant à chaque instant pourquoi la confiance est impossible. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé les deux parties à saisir « cette opportunité diplomatique avec bonne foi ». Mais comme l’a résumé un habitant de Téhéran à l’AFP : « La plupart de ce que dit Trump n’est que du bruit et des bêtises. Je suis sceptique ».


Sources : Ces informations proviennent de dépêches et d’analyses publiées entre le 9 et le 11 avril 2026 par plusieurs agences et médias internationaux : India Today , BBC News , WION , Anadolu Ajansı , Asharq Al-Awsat , PTC News , Vanguard News avec AFP , SBS Australia , Chosun Ilbo (cité par le Financial Times et le Wall Street Journal) , et Newsmax.


Et vous, qu'en pensez-vous ?


Est-ce qu’un pays peut vraiment négocier durablement la paix quand l’une des deux parties utilise le sang d’enfants comme symbole politique avant même d’ouvrir la discussion, ou est-ce que cet acte, aussi choquant soit-il, est justifié par l’ampleur de la tragédie ?


Faites-moi savoir ce que vous en pensez ! Ne partez surtout pas sans avoir liké et partagé votre avis en commentaire ! C'est toujours avec beaucoup de plaisir.


À très vite 🔥 


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