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Politique. Côte d’Ivoire : trois ans de prison requis contre Calice Yapo, le secrétaire exécutif du PDCI. Par OLILÔ Madou
Source : Glouzilet News Edition -- (Agence GLOUZILET) Date : 28-02-2026 01:37:24 -- N°: 183 -- Lu : 31 fois -- envoyer à un ami
Calice Yapo, Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA.

En Côte d’Ivoire, le ministère public a requis trois ans de prison avec sursis et 500 000 francs CFA d’amende à l’encontre de Calice Yapo, secrétaire exécutif du PDCI-RDA. Le procès du secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d'Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), formation d'opposition, s’est déroulé le vendredi 27 février 2026 au tribunal de première instance d’Abidjan.
Le cadre de la formation d’opposition est jugé, entre autres, pour « troubles à l’ordre public ». Le parquet lui reproche d’avoir remis en cause l’invalidation de l’élection d’un député PDCI. En toile de fond, l’invalidation controversée d’un scrutin législatif et des déclarations publiques jugées incendiaires par l’accusation. Des poursuites pour « troubles à l’ordre public » Le procès s’est tenu le vendredi 27 février 2026 devant le tribunal de première instance d’Abidjan. L’affaire fait ressortir les rapports parfois tendus entre opposition et institutions judiciaires, après une décennie marquée par des crises électorales.
Le ministère public reproche à Calice Yapo, secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), d’avoir publiquement contesté l’invalidation d’un député de son parti. Il est poursuivi notamment pour troubles à l’ordre public, après des propos tenus lors d’un rassemblement politique à Toumodi, localité du centre du pays traditionnellement acquise au PDCI. Selon l’accusation, ses déclarations, largement relayées sur les réseaux sociaux, auraient contribué à discréditer une décision de justice et à attiser les tensions locales. Le parquet estime que la remise en cause de l’arbitrage institutionnel peut fragiliser la confiance dans l’État de droit, surtout dans un contexte électoral sensible.
Une décision du Conseil constitutionnel à l’origine de la crise.
L’affaire trouve son origine dans la décision rendue le 9 janvier 2026 par le Conseil constitutionnel, qui a annulé la réélection du député Hervé Alliali à Toumodi. L’écart de voix était particulièrement serré : seulement 15 suffrages le séparaient de la candidate du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), coalition au pouvoir.
Cette invalidation a provoqué une onde de choc chez les militants du PDCI. Dès le lendemain, Calice Yapo s’est rendu à Toumodi pour soutenir le candidat concerné. Lors d’une réunion politique, il a dénoncé ce qu’il considérait comme une injustice. Ce qui a suscité une vive polémique. D’après la diffusion d’extraits vidéo sur les plateformes numériques. À la barre, l’opposant a nié toute intention de s’attaquer aux institutions républicaines. Selon lui, ses propos visaient uniquement à mobiliser la base militante en vue de l’élection partielle organisée le 21 février 2026.
Justice et politique : un équilibre délicat en Afrique de l’Ouest.
Il soutient que le débat politique, même vigoureux, relève de la liberté d’expression garantie par la Constitution ivoirienne. Cette stratégie semble avoir porté ses fruits sur le terrain électoral. Lors du scrutin partiel, le candidat du PDCI a remporté une victoire plus nette, avec environ 1 800 voix d’avance. C’est ce qu’ont indiqué les résultats provisoires publiés par la Commission électorale indépendante. Un retournement de situation qui renforce l’argumentaire de la défense sur la légitimité populaire. La Côte d’Ivoire n’est pas le seul pays africain confronté à des tensions entre acteurs politiques et institutions judiciaires.
Au Sénégal, plusieurs opposants ont récemment comparu devant les tribunaux. Ce, pour des faits liés à des déclarations publiques ou à des manifestations politiques. Ce qui relance le débat sur la judiciarisation de la vie politique. Au Mali et en Guinée, des transitions politiques ont également vu des figures de l’opposition poursuivies. Ce, pour atteinte à l’ordre public ou incitation à la contestation. Pour ce qui est du PDCI, le tribunal de première instance d’Abidjan mettra son verdict en délibéré pour un mois.
Par OLILÔ Madou
Source : RFI, Africsoir.com
Mise en page et illustration :
OLILÔ Madou (glouziletnews.com).
Agence Gouzilet
Paris le 28 Février 2026
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