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Le prix de la Tonne de cacao chute de plus de 10 % début 2026. Par ANI Zoukou (avec Aube Nouvelle et RFI). - Trait d'union Houphouet-Gbagbo
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Agriculture.

Le prix de la Tonne de cacao chute de plus de 10 % début 2026. Par ANI Zoukou (avec Aube Nouvelle et RFI).

Source : Glouzilet News Edition -- (Agence GLOUZILET) Date : 15-01-2026 21:50:19 -- N°: 159 -- Lu : 303 fois --

Des cabosses de cacao.

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Les prix du cacao ont chuté de plus de 10 % en glissement annuel au cours des douze premiers jours de 2026, tombant à 5.443 dollars (3 069 098,14 F. CFA) la tonne, sur fond d’incertitudes géopolitiques et de conditions météorologiques favorables renforçant les anticipations d’offre. Cette baisse fait suite à la plus forte chute annuelle jamais enregistrée pour le cacao en 2025, lorsque les prix avaient plongé de 48,1 %.

Les inquiétudes liées à la sécheresse en Afrique de l’Ouest plus tôt dans l’année avaient soutenu les cours, mais l’amélioration des perspectives de récolte par la suite a fortement pesé sur le marché, le cacao terminant 2025 à 6.056 dollars ( 3 409 528,00 F.CFA franc) la tonne. Les producteurs mondiaux de chocolat et de cacao avaient déjà averti d’un affaiblissement des ventes l’an dernier, tandis que l’annonce par la Maison-Blanche de projets visant à supprimer les droits de douane sur le cacao a accentué la pression vendeuse.

Cette pression s’est prolongée en ce début d’année, le cacao enregistrant une baisse de 10,3 % durant les premiers jours de janvier. Les conditions météorologiques favorables dans les principales régions productrices d’Afrique de l’Ouest ont contribué au recul, les récoltes en Côte d’Ivoire et au Ghana étant attendues en hausse en février et mars, alimentant l’optimisme des agriculteurs quant à la qualité des cultures.

Malgré l’augmentation attendue de la production, la demande devrait rester modérée. Des agriculteurs ivoiriens indiquent que des précipitations inhabituelles récentes pourraient entraîner une hausse significative de la production de cacao, tandis que les données européennes sur la transformation du cacao devraient également refléter une demande faible. Bien que les prévisions de production continuent d’être revues à la hausse, les analystes estiment qu’un retour aux précédents sommets de prix ou une tendance haussière durable demeure peu probable à court terme.

Oran van Dort, analyste des matières premières chez Rabobank, a déclaré à L’Agence de Presse turque Anadolu que la forte baisse des prix du cacao le 9 janvier 2026, était davantage liée à des facteurs techniques qu’à des changements fondamentaux, ajoutant que des exportateurs et des spéculateurs pourraient avoir commencé à vendre pour profiter de la hausse observée le 8 janvier.

Toujours selon Oran van Dort,  l’analyste des matières premières basé à Utrecht en Holland,  la volatilité croissante du marché du cacao, en partie due à une baisse de la liquidité, a amplifié les fluctuations des prix, tandis que des exigences de marge élevées ont également contribué à la forte correction. Il a indiqué que les prix du cacao devraient globalement rester orientés à la baisse dans la période à venir en raison des attentes de surplus, tout en soulignant qu’au vu de la volatilité actuelle, une poursuite du recul comme un rebond de court terme restent possibles.

En Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao avec près de 1,4 million de tonnes attendue cette année, les producteurs attirent l’attention sur les difficultés liées à la commercialisation du cacao. Le point de blocage serait lié, selon deux syndicats agricoles, à la non-délivrance par le Conseil du Café-Cacao du connaissement, un document administratif permettant d’exporter le cacao à l’étranger. Conséquence de ce blocage : depuis quelques semaines, de nombreux camions sont immobilisés aux alentours des ports de San Pedro et d’Abidjan, dans l’attente d’un feu vert pour décharger leurs marchandises, destinée à l’exportation.  Des dizaines et des dizaines de camions recouverts de bâches sont stationnés en file indienne, près du port d'Abidjan, capitale économique de la  Côte d'Ivoire . Ces véhicules viennent d’Adzopé, de Danané ou encore d’Abengourou. Ils contiennent des sacs remplis de fèves de cacao. Mais ils sont immobilisés ici depuis plusieurs semaines. Comme tant d’autres, Fousseyni Sawadogo, paie 10 000 francs CFA chaque jour pour la sécurité de son véhicule.  «  Chaque soir, on paie 10 000 FCFA pour que les forces de l’ordre viennent garder (notre camion, ndlr). Car s’il n’y a pas de sécurité, quelqu’un peut déchirer nos bâches, prendre notre cacao et partir. Donc, il vaut mieux payer (une sécurité, ndlr)  ». 

Certains ont posé une natte pour dormir sous leur camion. D’autres, un hamac accroché entre deux roues. L’attente s’avère longue et coûteuse. Comme l’explique Seydou Sangaré, qui surveille son camion jour et nuit, depuis le 26 décembre.  «  On ne travaille pas, depuis le 26 décembre, jusqu’à aujourd’hui. Si ça tournait bien, on pouvait faire au moins cinq à six voyages. Un aller-retour pour du transport peut rapporter jusqu’à 350 000 FCFA. Donc, si tu multiplies cela par 5 ou 6, ça fait au moins un million de FCFA ! c’est une perte  ». 

Une odeur de fermentation se dégage de certains véhicules. Alors Fousseyni Ouattara s’interroge sur l’état de la marchandise. «  La moisissure prend le cacao. Si on va décharger (nos marchandises, ndlr), on peut nous refouler à cause de la moisissure. Donc tout cela, c’est une perte de temps, car on peut nous dire de retourner au magasin avec le cacao  ». Conséquence de ce blocage : les planteurs de cacao affirment attendre le paiement de leurs productions.

Le marché mondial du cacao en berne .

Pour la principale campagne de commercialisation 2025-2026, le prix bord champ du cacao a atteint un record : 2 800 FCFA le kilo, mais ces dernières semaines, le marché mondial est en berne. Selon l’Anaproci et le Synapci, deux syndicats agricoles, le secteur traverse actuellement une crise au niveau de la vente. Selon eux, le point de blocage serait lié à la non délivrance, par le Conseil du Café-Cacao, du connaissement, un document administratif permettant d’exporter le cacao à l’étranger.

Résultat : les producteurs affirment subir de lourds retards de paiements car les usiniers n’ont pas évacué leurs marchandises. Impossible pour eux de vendre les fèves de cacao, qui finissent dans des sacs entassés dans plusieurs coopératives. «  Les producteurs les plus désespérés bradent leurs fèves à 2 000 FCFA le kilo, mais il n’y a même plus d’achat bord champ  », affirme Koffi Kanga, le président de l’Anaproci. Á la date du 24 décembre dernier, près de 70% de la production nationale a été acheminée vers les deux principaux ports de San Pedro et d’Abidjan, assure le Conseil du Café Cacao cité par l’Agence de presse ivoirienne, qui estime à près de 2 800 milliards de FCFA, le montant versé par l’État aux producteurs.

 

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Auteur : ANI Zoukou
Source : Aube Nouvelle et RFI
Mise en page et illustration :
ANI Zoukou (glouziletnews.com).
Agence Gouzilet
Paris le 15 Janvier 2026


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